Idée reçue n° 1 : Les oreillers & couettes synthétiques sont moins allergènes que les oreillers et couettes naturels : FAUX

D’après une étude de Wellington Asthma Research Group Wellington School of Medicine and Health Sciences PO Box 7343, Wellington New Zealand dans JACI November 2002, part 1 • Volume 110 • Number 5

Un certain nombre d’études, ont montré que les quantités d’allergènes de chien, de chat et d’acariens retrouvées dans les oreillers synthétiques étaient significativement plus élevées que celles retrouvées dans les oreillers de plumes. Ceci pourrait jouer un rôle chez les patients asthmatiques et allergiques en raison de la proximité de l’oreiller avec les voies aériennes pendant le sommeil, étant donné qu’il a été démontré que la sévérité de l’asthme était associée à des taux plus élevés d’allergènes d’acariens dans les literies...…

En conclusion, le taux d’endotoxine est à peu près équivalent entre les plumes et le synthétique, par contre le taux d’allergènes nettement supérieur dans le synthétique. »

Les recommandations de « La Maison de l’Oreiller » : 

- Lavez fréquemment  votre literie : qu’il s’agisse d’oreillers et/ou de couettes en matières naturelles ou synthétiques, lavez au moins 1 fois par an à 30 ou 40 degrés et séchez en séchante à 60° ce qui éliminera les acariens.

Utilisez un linge de lit traité anti-acariens : pour les personnes asthmatiques ou extrêmement allergiques aux acariens, utilisez des draps housses et des protections oreillers avec barrière anti-acariens.

Renouvelez régulièrement votre literie : même si elle semble être en bon état.


Idée reçue n°2 : Toutes les mousses à mémoire de formes font transpirer. 
FAUX

Il existe de nombreuses mousses dites « à mémoire de formes » : mais elles sont toutes assez différentes. En fonction de leur densité et de leur composition, elles peuvent être plus ou moins respirantes.

Une chose est sûre : quelque soit la mousse utilisée, elle est beaucoup moins transpirante que toutes les fibres polyester que l’on retrouve dans la fabrication des oreillers et des couettes (Hollofil- Qualofil- Suprelle…).

Certaines mousses à mémoire de forme ont des cellules ouvertes qui laissent passer l’air et permettent donc d’éviter toutes gênes occasionnées par une chaleur excessives.

Le plus : le gel utilisé en couche sur certains oreillers à base mémoire de formes, apporte une fraicheur et une respirabilité 6 fois plus importante que sur la mousse à mémoire classique.


Idée reçue n°3 : les oreillers ergonomiques sont durs.
 
FAUX :

Ces oreillers sont généralement constitués de mousse et existent en plusieurs confort (souple à extra-ferme). Au début de leur commercialisation, ils étaient très fermes car les fabricants pensaient à tort que fermeté et soutien étaient synonymes. 

En revanche, depuis plusieurs années, beaucoup de fabricants proposent des produits plus techniques, qui se forment aux contours exacts du corps et soutiennent de fait sans être trop fermes. 

A Savoir : Les oreillers ergonomiques sont réservés aux dormeurs sur le dos et le côté mais fortement déconseillés pour une utilisation sur le ventre.

Il est donc indispensable de choisir ce type d’oreiller en fonction de sa morphologie et du type de confort souhaité.

Idée reçue n° 4 : un bon matelas est un un matelas fermeFAUX 

A l’époque de nos grands-parents, nous dormions sur des matelas en laine ou à ressorts biconiques (technologies dépassées) qui se déformaient inévitablement au bout de quelques années et qui se creusaient pour faire une cuvette au centre.

Du coup, la colonne n’était pas correctement soutenue et le dos souffrait de cette position de couchage inadaptée. Pour faire face à ce problème les médecins et le personnel de santé ont préconisé (il y a trente ans) d’utiliser des matelas très fermes (voire durs) pour palier à l’effet « cuvette ».

Depuis 10 ans, l’utilisation dans la literie de nouveaux matériaux et de nouvelles technologies a amené une modification du discours même si ce dernier reste encore peu entendu. Le matelas doit soutenir mais également suivre la courbure du dos « colonne vertébrale en S » et apporter du moelleux au niveau des parties saillantes du corps comme les hanches, les épaules, le fessier. 

Le matelas doit donc être ferme mais pas trop !

Il doit être choisit également en fonction de sa corpulence. Une personne légère doit dormir sur un matelas moelleux, au contraire une personne enveloppée doit dormir sur un matelas assez ferme !